Leçons apprises : Problématique d’accès, selon le genre, aux ressources des bas-fonds au Mali
LEÇON 1
Les règles traditionnelles et d’utilisation des ressources
restent toujours en vigueur dans le respect des différences avec
l’application du droit de péremption. Pour ce qui concerne
les bas-fonds aménagés, les règles de gestion et
d’utilisation sont régies par un comité de gestion
et un cahier des charges. Les problèmes, une fois les aménagements
réalisés, se traduisent par une plus grande compétition
pour l’accès, des conflits, l’exclusion de certaines
catégories.
LEÇON 2
L’accès de toutes les catégories aux ressources des
bas-fonds est généralement reconnu malgré la diversité
des cas. Dans le cas des bas-fonds non aménagés, l’approche
est traditionnelle et coutumière. Elle facilite, mais ne sécurise
pas, l’accès aux ressources pour les femmes. Dans le cas
des bas-fonds aménagés, les règles formalisées
semblent ne pas être respectées dans tous les cas : tendance
à en exclure les femmes si le poids économique de l’activité
est important. Les femmes doivent développer toute une stratégie
pour accéder aux ressources des bas-fonds.
LEÇON 3
L’aménagement permet un développement équilibré
en genre seulement s’il est appuyé par des mesures d’accompagnement
sur le plan organisationnel des utilisateurs, la gestion des conflits,
l’accès aux ressources eau / terre, la mise en valeur des
structures traditionnelles et coutumières.
L’eau représente un vecteur d’opportunités de
développement pour les communautés. Par exemple, la communauté
de Basso a pu négocier l’aménagement d’un tronçon
de route qui relie leur village à une route nationale en échange
de l’exploitation par l’entreprise de la ressource eau de
leur marigot.
LEÇON 4
La disponibilité de la ressource eau est un facteur de dynamisation
des organisations de femmes et de leurs activités, ce qui permet
la création de revenus substantiels aidant les femmes à
satisfaire différents besoins au sein de leurs familles et de leurs
communautés.
LEÇON 5
Ce n’est pas dans l’aménagement, mais plutôt
dans le savoir et le vouloir de la gestion et de la valorisation que le
changement s’opère. Dans ce domaine, les femmes sont plus
innovantes.

